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la triomphatrice


Henri.

Moi vivant, jamais vous n’épouserez Sorrèze.


Claude.

Votre rancune sera donc éternelle ?


Henri.

Je voudrais vous voir à ma place !


Claude.

Je n’y serais pas restée.


Henri.

Trop commode d’évincer le gêneur (misogyne) ; les femmes, Dieu me pardonne, ne connaîtront plus de frein.


Claude.

Alors, vous êtes resté pour un principe ?


Henri.

Je suis resté parce qu’il m’a plu de rester chez moi. Je suis resté parce qu’on ne répudie pas encore son mari… parce que je vous ai prise jeune fille et qu’avec mes idées arriérées, je me sens responsable de vous…


Claude, dressée.

Tout ce que vous voudrez… hypocrisie à part !


Henri.

Vous vous êtes égarée sous mon toit, j’ai donc été un mari coupable, je n’ai pas su vous surveiller.


Claude, avec un grand rire amer.

En somme, vous attendez le retour de l’enfant prodigue pour lui ouvrir vos bras.