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VII


L’AFFAIRE DREYFUS. — L’EXIL EN ANGLETERRE. — LES ÉVANGILES : FÉCONDITÉ. — TRAVAIL. — VÉRITÉ
(1898-1902)


L’affaire Dreyfus a commencé le 15 octobre 1894, jour où le capitaine, soupçonné, surveillé, fut arrêté.

Cette poursuite, menée avec discrétion, ne fut connue que quinze jours après, et encore fut-ce par une information imprécise. Sans donner de nom, sans détails, le journal la Libre Parole, assurément renseigné, mais incomplètement, dans son numéro du 1er novembre 1894, annonçait qu’une affaire d’espionnage était à la veille d’éclater, à la suite de fuites constatées dans les bureaux de l’État-Major.

Les événements se succédèrent rapidement dès cette révélation. Bientôt le nom de l’accusé était prononcé, imprimé, et le premier procès Dreyfus s’engageait devant le conseil de guerre. Zola ne prit aucune part à cet initial engagement.

N’écrivant ici qu’une histoire littéraire, je ne rappellerai de ce formidable et douloureux litige que ce qui est indispensable à l’éclaircissement des idées et des faits pour cette Étude impartiale sur Zola.