Page:Lermina - L’Énigme.djvu/106

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de Germaine remontaient à sa conscience en épouvantables amertumes.

M. de Samereuil, solennel, vêtu de noir et militairement boutonné, attendait avec patience que le jeune homme s’arrachât à ses méditations :

— Georges, lui dit-il enfin, soyez homme ! n’est-ce pas une sorte de consolation que de posséder enfin la clef de cet irritant mystère ?

Le marin regarda M. de Samereuil :

— Ainsi vous savez tout !…

— Moi ! non pas ! j’ignore tout, au contraire… j’espère seulement que, lorsque vous aurez lu, vous m’expliquerez…

— Lorsque j’aurai lu… quoi donc ?

— Vous êtes si troublé, mon ami — et certes je ne vous en fais pas un crime — que vous ne m’avez pas encore permis de m’expliquer. Aujourd’hui même, il y a trois heures à peine, le notaire de mon pauvre Morlaines s’est présenté chez moi. Il avait reçu, avant-hier, à l’heure où