Page:Les Aventures de Huck Finn.djvu/170

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le duc eut beau les hêler, ils firent la sourde oreille. Enfin il en parut un quatrième qui nous envoya sa yole. Nous grimpâmes à bord et nous apprîmes qu’il venait de Cincinnati. Quand le capitaine sut que nous voulions descendre à Nantuck, c’est-à-dire à une distance de quelques milles, il se mit à jurer et déclara qu’il ne se dérangerait pas pour nous mettre à terre. Le roi conserva son calme.

Quelqu’un de vous serait-il assez bon pour m’indiquer la demeure de M. Pierre Wilks ?

— Voyons, dit-il, si des gentlemen sont disposés à débourser chacun un dollar par mille, un steamer peut bien s’arrêter un instant pour les débarquer, je pense.

Le capitaine cessa alors de tempêter, et quand nous eûmes atteint Nantuck, il nous envoya à terre dans la yole. Une douzaine d’individus descendirent sur la berge en voyant arriver un canot. Le roi fut le premier à s’approcher du groupe.