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CHAPITRE XXXI

Quelques mots sur M. Sombrette, M. Robillard père, et le mari de la belle Hermance.


Pendant que la pauvre mère, à la recherche de son fils, voyait se dérouler lentement le morne paysage, rendu plus morne encore par les traces du passage et des luttes de deux armées, M. Sombrette, à Châtillon, et le père de Robillard, à la Chènevotte, se couvraient de gloire et exaspéraient, chacun à sa façon, les envahisseurs.

Dès l’entrée des Allemands à Châtillon, M. Sombrette avait eu l’idée de tenir, jour par jour, le registre de leurs exploits. Un docteur qui logeait chez lui eut la curiosité, pour se distraire apparemment, de visiter ses tiroirs en son absence. Il n’y trouva pas ce qu’il cherchait ; en revanche, il y découvrit quelque chose qu’il ne cherchait pas : c’était le journal de M. Sombrette.

« Monsieur, monsieur, dit-il en lui mettant le cahier sous le nez, qu’est-ce que c’est que cela ?