Page:Liszt - F. Chopin, 1879.djvu/199

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dite de Jupiter, etc. les principes, les germes, les origines, de toutes les libertés dont il usait abondamment, (quelques uns ont dit surabondamment,) pour le considérer comme un des premiers qui ouvrirent à la musique des horizons inconnus : ces horizons qu’il aimait tant à explorer et où il fit des découvertes qui enrichirent le vieux monde d’un monde nouveau.

En 1832, peu après son arrivée à Paris, en musique comme en littérature, une nouvelle école se formait et il se produisait de jeunes talens qui secouaient avec éclat le joug des anciennes formules. L’effervescence politique des premières années de la révolution de Juillet à peine assoupie, se transporta dans toute sa vivacité sur les questions de littérature et d’art qui s’emparèrent de l’attention et de l’intérêt de tous. Le romantisme fut à l’ordre du jour et l’on combattit avec acharnement pour ou contre. Il n’y eut aucune trêve entre ceux qui n’admettaient pas qu’on pût écrire autrement qu’on n’avait écrit jusquelà, et ceux qui voulaient que l’artiste fût libre de choisir la forme pour l’adapter à son sentiment ; qui pensaient que, la règle de la forme se trouvant dans sa concordance avec le sentiment qu’on veut exprimer, chaque différente manière de sentir comporte nécessairement une manière différente de se traduire.

Les uns, croyant à l’existence d’une forme permanente dont la perfection représente le beau absolu, jugeaient chaque œuvre de ce point de vue préétabli.