Page:Louÿs - Œuvres complètes, éd. Slatkine Reprints, 1929 - 1931, tome 7.djvu/58

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melitta

Je ne veux pas te le dire.


arcas

Je le sais.


melitta

Dis-le-moi.


arcas

Si tu me permets d’approcher. Autrement je resterai muet. Je ne puis te dire cela qu’à l’oreille puisque c’est ton secret et non le mien. Tu veux bien que je m’approche ? que je te prenne la main ?


melitta

À quoi pensais-je ?


arcas

À ta ceinture de noces.


melitta

Oh Oh ! qui t’a répété ?… Ai-je parlé tout haut ? Es-tu dieu, Chevrier, pour lire de si loin dans les yeux des filles ? Ne me regarde pas ainsi ! Ne cherche pas à lire ce que je pense à l’instant…


arcas

Tu songeais à ta ceinture de noces et à l’inconnu