Page:Louis Napoléon Bonaparte - Histoire de Jules César, tome 2, Plon 1865.djvu/24

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


ôté à jamais l’envie d’écrire, car rien n’est plus agréable dans l’histoire qu’une brièveté correcte et lumineuse[1]. » Hirtius, de son côté, s’exprime en ces termes : « Ces Mémoires jouissent d’une approbation tellement générale, que César a bien plutôt enlevé que donné la faculté d’écrire les événements qu’ils retracent. Nous avons plus de raisons encore de l’admirer que tous les autres, car les autres savent seulement combien ce livre est correct et exact ; nous connaissons la facilité et la promptitude avec lesquelles il a été composé[2]. »

Pour suivre le conseil de ces auteurs il fallait s’écarter le moins possible des Commentaires, sans s’astreindre cependant à une traduction littérale. Nous nous sommes donc approprié la narration de César, tout en changeant parfois l’ordre des matières ; nous avons abrégé plusieurs passages, où les détails étaient prodigués, et développé ceux qui exigeaient quelques éclaircissements. Afin d’indiquer d’une manière plus précise les lieux témoins de tant de combats, nous avons employé les noms modernes, là surtout où la géographie ancienne n’offrait pas de noms correspondants.

La recherche des champs de bataille et des travaux de siège a amené la découverte de traces visibles et certaines des retranchements romains ; le lecteur, en confrontant avec le texte les plans des fouilles, se convaincra de la rigoureuse exactitude de César à décrire les pays qu’il a parcourus et les travaux qu’il a fait exécuter.

  1. Cicéron, Brutus, lxxv. — Suétone, César, lvi.
  2. Préface d’Hirtius, livre VIII des Commentaires.