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CHAPITRE DEUXIÈME.

ÉTAT DE LA GAULE À L’ÉPOQUE DE CÉSAR.

(Voir planche 1.)

Description géographique.

I. La Gaule transalpine avait pour limites l’Océan, les Pyrénées, la Méditerranée, les Alpes et le Rhin. Cette partie de l’Europe, si bien circonscrite par la nature, comprenait la France d’aujourd’hui, presque toute la Suisse, les Provinces rhénanes, la Belgique et le midi de la Hollande. Elle avait la forme d’un pentagone irrégulier, le pays des Carnutes (l’Orléanais) passait pour en être le centre[1].

Une chaîne non interrompue de hauteurs divisait la Gaule, comme elle divise la France actuelle, du sud au nord, en deux parties. Cette ligne commence aux monts Corbières, au pied des Pyrénées orientales, se continue par les Cévennes méridionales et par les monts du Vivarais, du Lyonnais et du Beaujolais (appelés Cévennes septentrionales) ; elle s’abaisse sans cesse avec les monts du Charolais et de la Côte-d’Or, jusqu’au plateau de Langres ; à partir de ce plateau elle abandonne à l’est les monts Faucilles, qui la relient aux Vosges, et, inclinant au nord-ouest, elle se poursuit à travers les monts de la Meuse, les crêtes occidentales de l’Argonne et des Ardennes, et se termine en ondulations décroissantes, vers le cap Gris-Nez, dans le Pas-de-Calais.

Cette longue et tortueuse arête, plus ou moins accidentée, qu’on peut appeler l’épine dorsale du pays, est la grande ligne de partage des eaux. Elle sépare deux versants. Sur le

  1. Guerre des Gaules, VI, xiii.