Page:Louis Napoléon Bonaparte - Histoire de Jules César, tome 2, Plon 1865.djvu/26

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versant oriental, le Rhin et le Rhône courent, dans des directions opposées, le premier vers la mer du Nord, le second vers la Méditerranée ; sur le versant occidental, prennent naissance la Seine, la Loire et la Garonne, qui vont se jeter dans l’Océan. Ces fleuves coulent au fond de vastes bassins, dont les limites, comme on sait, sont indiquées par les lignes de faîtes reliant entre elles les sources de tous les affluents au fleuve principal.

Le bassin du Rhin est séparé de celui du Rhône par les monts Faucilles, l’extrémité méridionale des Vosges, appelée la trouée de Belfort, le Jura, le Jorat (hauteurs qui contournent au nord le lac de Genève), et la haute chaîne des Alpes helvétiques. Dans sa partie supérieure, il embrasse presque toute la Suisse, dont le Rhin forme la limite septentrionale, en coulant de l’est à l’ouest, du lac de Constance jusqu’à Bâle. Près de cette ville le fleuve tourne brusquement, vers le nord. Le bassin s’élargit, borné à l’est par les montagnes qui le séparent du Danube et du Weser ; à l’ouest, par la partie septentrionale de la grande ligne de partage, des eaux (les monts de la Meuse, l’Argonne et les Ardennes occidentales). Il est coupé, de Mayence à Bonn, par des chaînes presque parallèles au cours du fleuve et qui séparent ses affluents. De Bonn jusqu’au point où le Rhin se divise en deux bras, le bassin s’ouvre encore davantage ; il est plat et n’a plus de ceinture bien définie. Le bras méridional portait, déjà du temps de César, le nom de Waal (Vahalis) et, s’unissait à la Meuse[1], au-dessous de Nimègue. À l’ouest du bassin du Rhin, l’Escaut forme un bassin secondaire.

Le bassin du Rhône, qui comprend celui de la Saône, est nettement limité, au nord, par l’extrémité méridionale des Vosges et les monts Faucilles ; à l’ouest, par le plateau de Langres, la Côte-d’Or et les Cévennes ; à l’est, par le

  1. Guerre des Gaules, IV, x.