Page:Luzel - Contes populaires, volume 1, 1887.djvu/112

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l'aire du grenier en était couverte. Il leur expliqua ce qu’il y avait à faire. Et les voilà toutes au travail. Quand ce fut fini, le roi des fourmis dit à Charles :

— C’est fait. Charles le remercia, et il partit avec toutes ses fourmis.

Au coucher du soleil, quand vint la Princesse, elle trouva Charles assis et l’attendant tranquillement.

— Le travail est-il fait ? demanda-t-elle.

— Oui, princesse, c’est fait, répondit Charles tranquillement.

— Voyons cela.

Et elle examina tous les tas. Elle prenait une poignée de chacun et l’examinait de près. Elle ne trouva en aucun une graine dissemblable et qui ne fût pas à sa place. Elle en était tout étonnée.

— C’est bien travaillé, dit-elle ; allons à présent souper.

Le lendemain matin, elle commanda à Charles d’abattre toute une longue avenue de grands chênes, et elle lui donna pour outils une hache de bois, une scie de bois et des coins de bois. Tous les arbres devaient être à terre pour le coucher du soleil, le même jour.

Voilà encore notre homme bien embarrassé.

— A moins que le roi des lions ne vienne