Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/113

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Et ils mangèrent et burent, comme deux amis, puis, la lutte commença. Ils disputèrent pendant trois heures entières. Enfin, le docteur Coathalec adressa au Drégon une question à laquelle il ne put répondre ; il resta court.

— Si tu n’en sais pas plus long, lui dit alors Coathalec, il n’était pas nécessaire d’aller si loin de ton pays, pour trouver ton maître. Je reconnais, pourtant, que tu sais quelque chose. Reste avec moi, cherchons à nous placer chez quelque savant magicien, où nous puissions apprendre encore, et nous serons alors deux fameux gaillards.

Le Drégon accepta, et ils se remirent en route, ensemble. Ils ne tardèrent pas à rencontrer un seigneur tout habillé de rouge, sur un beau cheval noir.

— Que cherchez-vous, les gars ? leur demanda le seigneur, en poussant son cheval à eux.

— Nous voudrions trouver un savant magicien, pour nous apprendre quelque chose.

— Tout juste mon affaire ! Combien voulez-vous pour vos gages ?

— Cent écus par mois, chacun.

— C’est entendu.

Et le seigneur inconnu écrivit alors quelque chose sur un parchemin et le présenta d’abord au Drégon, en lui disant : « Signez ceci. »