Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/116

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ma baguette blanche, que je sois transporté, à l’instant, dans le carrefour où j’ai rencontré le docteur Coathalec ! » et vous y serez transporté sur-le-champ, et vous m’attendrez là. Si je n’y suis pas rendu demain, à midi, c’est que je n’arriverai pas, et alors vous pourrez vous en aller où bon vous semblera ; mais comptez sur moi.

Le Drégon prit la baguette blanche, il en frappa un coup sur la terre, en prononçant les paroles voulues, et aussitôt il fut transporté dans le carrefour.

Le lendemain matin, le maître du château arriva, comme il l’avait promis. Il se rendit aussitôt à son cabinet.

— Ah ! c’est toi qui es là ? dit-il au docteur.

— Oui, c’est moi, maître, répondit celui-ci, tranquillement. Et en même temps, il s’élança sur le seuil de la porte, qui était restée ouverte.

— Attends un peu, pas si vite ; où est ton camarade ?

— Il est parti.

— Déjà ? Eh ! bien, tu sais nos conventions ? Le dernier que je trouverais dans mon cabinet devait me rester.

— Parfaitement ; mais, ce n’est pas moi ce dernier,

— Qui donc, puisque l’autre a déguerpi ?

— Le voilà ! gardez-le, si vous voulez.