Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/144

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II


LA PRINCESSE MÉTAMORPHOSÉE EN SOURIS
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Selaouit holl, mar oc’h eus c’hoant,
Hag e clewfet eur gaozic koant.
Ha na eûs en-hi netra gaou,
Mès, marteze, eur gir pe daou.

Ecoutez tous, si vous voulez,
Et vous entendrez un joli petit conte,
Où il n’y a pas de mensonge,
Si ce n’est, peut-être, un mot ou deux.



IL y avait, une fois, un roi de France, déjà âgé, et qui n’avait pas d’enfants, ce qui le chagrinait beaucoup.

Enfin, la reine donna le jour à une fille, alors qu’ils commençaient à désespérer, et sa naissance fut célébrée par des festins et des fêtes.

Mais, une vieille sorcière, qui habitait un bois voisin, et qui n’avait pas été invitée aux fêtes, résolut de s’en venger, en métamorphosant la