Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/150

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— Holà ! se récrièrent les deux autres, dépités, il ne faut pas se hâter de juger ainsi, sur une première épreuve ; exigez-en une seconde, sire, et nous verrons après.

— Je le veux bien, dit le roi ; mais, que de-manderais-je bien pour la seconde épreuve ?

— Promettez votre couronne à celui de nous qui vous amènera la plus belle femme, dit l’aîné, qui était marié à la fille de l’empereur de Turquie, princesse d’une beauté merveilleuse.

— C’est cela ! répondit le vieux roi, à celui qui amènera la plus belle femme.

Et les trois frères partirent encore, chacun de son côté.

Le cadet s’en retourna tout triste, et convaincu qu’il ne pouvait concourir, cette fois, sa femme étant une souris.

— Pourquoi êtes-vous si triste, prince ? lui demanda celle-ci, en voyant sa mine piteuse ; est-ce que ma boîte n’a pas fait son devoir ?

— La boîte s’est merveilleusement conduite.

— La couronne d’Espagne est à vous, alors ?

— La couronne d’Espagne !... Ah ! je ne suis pas près de l’obtenir.

— Et pourquoi cela ?

— C’est que mon père demande une seconde épreuve.

— Quelle est-elle ? Dites-moi, je vous prie.