Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/253

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roquet des géants, vous auriez à votre cour les trois plus grandes merveilles du monde. Bihanic, qui vous a déjà procuré le dromadaire et l’escarboucle, est bien homme à vous apporter aussi le Perroquet.

— C’est vrai, ma fille ; mais, comment récompenser ce garçon de tout ce qu’il aura foit pour nous ?

— En lui donnant ma main, mon père, mais, seulement quand nous tiendrons le Perroquet.

Et Bihanic fut encore envoyé à la conquête du Perroquet Sorcier, avec promesse de la main de la princesse, s’il réussissait. Il part avec trois mulets chargés d’or, qu’il laisse encore aux gens qui avaient pris soin de son frère, à présent complètement rétabli, et il se dirige vers le château, triste et soucieux. — Comment m’y prendre ? se disait-il ; je crains bien de ne pas en revenir, cette fois ; mais, aussi, quand je songe à la princesse !... Bast ! à la grâce de Dieu, après tout !

Il entre dans le bois qui entoure le château ; il y voit un jeune pâtre, qui garde les moutons des géants ; il va à lui et lui dit :

— Va me chercher un peu de feu, au château, pour allumer ma pipe, et je te donnerai un écu de six livres.

L’enfant prend l’argent et court au château. Pendant ce temps-là, Bihanic s’empare d’un des