Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/26

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et de tapis, qu’il maintint avec des cordes ; puis il revint.

— A présent, dit la princesse, remplissons nos poches d’or et de diamants, prenez l’étrille et le bouchon de paille de l’écurie, surtout n’oubliez pas le sabre rouillé, et partons.

Et ils partirent. Ils retrouvèrent, à la porte, le petit cheval noir et montèrent tous les deux dessus, et Mabic lui dit :

— Et bon train, mon petit cheval noir !

La cloche, à force de s’agiter, finit par se débarrasser de la paille et des tapis qui la remplissaient, et sonna bientôt. Le magicien l’entendit et arriva aussitôt. Il trouva la porte du cabinet défendu ouverte, la jument ou la princesse enchantée disparue, avec le petit-fils du roi de France, et, prenant le meilleur cheval de son écurie, il partit aussitôt à leur poursuite, avec un vacarme épouvantable, tonnerre, pluie, éclairs et feu !

— Regardez derrière vous, dit Mabic à la princesse, que voyez-vous ?

— Un grand nuage noir, qui s’avance sur nous, et qui lance des éclairs et du feu.

— C’est le magicien, et il est bien en colère ; jetez à terre le bouchon de paille.

Elle jette le bouchon de paille, et aussitôt une montagne, avec une forêt dessus, se dresse derrière eux. Le nuage s’y déchire et se trouve un peu