Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/55

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chon de paille, et, à un signal donne, leurs chevaux s’élèvent alors en l’air et partent avec la rapidité de l’oiseau[1]. Ils avaient sept cents lieues à faire, pour sortir du domaine du magicien, qui perdait alors tout pouvoir sur eux.

Quand ils furent à environ cinq cents lieues, la cloche se fit entendre. Le dromadaire, à force de tirer la corde, avait fini par faire tomber l’étoupe et les tapis qui la bouchaient.

— Voilà la cloche qui sonne ! dit Azénor ; le magicien et la magicienne vont se hâter de rentrer chez eux et se mettre à notre poursuite. Heureusement, nous avons une bonne avance sur eux.

Et ils pressèrent leurs chevaux, afin de gagner du terrain.

Le magicien et la magicienne étaient accourus, au son de la cloche. Ils se hâtèrent d’aller consulter leurs livres de magie. Mais, hélas ! Azénor les avait emportés, hors un seul, et ce n’était pas le meilleur. La magicienne dit au magicien :

— Montez vite sur le dromadaire, emmenez aussi le lévrier et tâchez de les atteindre et de les ramener. Ils voyagent en l’air, mais ils descendront à terre. A environ cinq cents lieues d’ici,

  1. Il y a dans le breton : Ils vont en Égypte. Cette expression, dans la bouche de nos conteurs, signifie voyager à travers l’air.