Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/107

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


— Bonjour, mon maître ; comme vous ordonnerez, il sera fait !

— Je désire que tout ce monde, qui est venu ici pour jouir du plaisir de me voir couper la tête, — à l’exception de la princesse et de mon ami Dagorn, — s’enfonce en terre, jusqu’au cou, afin qu’avec ce grand sabre, je puisse moi-même leur couper la tête à tous !

Aussitôt tous les spectateurs, à l’exception de la princesse et de Dagorn, s’enfoncèrent en terre, jusqu’au cou.

Iann Pendir descendit de l’échafaud, armé d’un grand sabre, et, en brandissant cette arme redoutable, il criait :

— Vous allez périr tous !

Il se dirigea d’abord vers le roi, qui faisait des grimaces horribles et criait :

— Grâce ! grâce !

— Point de grâce, lui dit Iann, à moins pourtant que tu ne veuilles m’accorder la main de la princesse, ta fille ?

— Et comment accorderai-je la main de ma fille à un homme que personne ne connaît, et qui déjà a abusé d’elle ?

— Fais ton compte, alors, de mourir, à l’instant, et j’épouserai ta fille, quand même.

— Je le l’accorde ! cria alors le vieux roi, en voyant le grand sabre levé sur sa tête.