Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/108

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— Il était temps ! dit Iann ; sors, à présent, de ton trou, toi et tous les autres ; c’est là le cadeau de noces que je vous donne.

Et aussitôt, tout le monde sortit de terre, et chacun s’empressa de courir vers sa demeure.

Les noces de Iann Pendir avec la princesse furent célébrées, les jours suivants. Iouenn Dagorn fut son garçon d’honneur. Il y eut des festins magnifiques et des réjouissances publiques, pendant huit jours.

La princesse n’aimait pas son mari, elle le trompait avec un jeune prince, qui lui faisait la cour, dès avant son mariage. Un jour que Iann était absent et chassait avec ses amis, sa femme reçut son amant, dans sa chambre, et ils s’entretinrent des moyens de se débarrasser de lui.

— Il faut qu’il ait quelque talisman, se disaient-ils, pour faire ce qu’il fait ; car il fait à peu près tout ce qu’il veut. Cherchons bien ; peut-être aura-t-il oublié d’emporter l’objet où réside tout son pouvoir.

Et ils se mirent à chercher partout et à tout bouleverser, dans sa chambre. Sa femme finit par découvrir, dans la poche de l’habit qu’il portait habituellement, le flambeau de l’Homme de fer.

— Tiens, dit-elle, que signifie ce bout de cierge bleu, dans sa poche ?