Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/172

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un batelier, afin de ramener sa mère, le lendemain.

Yvonne, malgré ses infortunes, n’avait rien perdu de sa beauté. Elle revêtit les belles robes et les riches parures que le Chat lui avait apportées, et jamais œil humain n’avait vu une princesse plus belle, plus gracieuse et plus distinguée. Le Chat la conduisit alors chez le seigneur Rio, comme il l’avait promis, et il la lui présenta, en disant :

— Seigneur Rio, voici ma mère, que je vous présente : Consentez-vous à la prendre pour épouse ?

Le seigneur Rio fut tellement ébloui par la beauté, les grâces et aussi la toilette d’Yvonne, qu’il ne put d’abord répondre, la voix lui manquant. Mais, il se remit bientôt, et dit :

— Oui, de très bon cœur, je consens à prendre votre mère pour mon épouse, et je m’en trouverai le plus heureux des hommes.

Les fiançailles eurent lieu, le jour même, et l’on fixa les noces à huit jours de là, afin d’avoir le temps nécessaire pour faire les préparatifs et les invitations. Il y eut, à cette occasion, des jeux et des festins magnifiques, et tous les habitants de la ville et des environs y prirent part, les pauvres comme les riches ! Le Chat noir suivait partout la nouvelle mariée, et, comme personne n’était dans