Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/341

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— A la bonne heure ; ne voudriez-vous pas m’en faire part ?

— Je ]e veux bien, mais, n’en dites rien à personne, je vous en prie, car un autre pourrait arriver avant moi avec mes énigmes, et enlever la princesse.

— Ne craignez rien, foi de brave soldat, je vous garderai le secret le plus absolu.

— Eh bien ! voici la première :


Devinn a dolan dreist ann ti.
Ha me krog’n etir penn anezhi.
Devine ce que je jette pardessus la maison,
Tout en en ayant un bout dans la main.


— Une pelotte de fil ; c’est trop facile cela ; un enfant de cinq ans n’en serait pas embarrassé. Voyons l’autre :


A dolan unan dreist an ti,
Pa ’z an da welet, kavan tri.
Je jette un par-dessus la maison ;
Quand je vais voir, j’en trouve trois.


— Un œuf ! quand il est cassé, on trouve le blanc, le jaune et la coque, ce qui fait trois. Ce n’est vraiment pas fort, et il faudra mieux que cela, pour se présenter devant la princesse. Mais, emmenez-moi avec vous, suivez de point en point