Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/350

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sonnés par la liqueur que nous leur versâmes dans les oreilles, au départ. — Je comprends. — De deux il est mort quatre ; ce sont les quatre pies, que nous trouvâmes mortes, le lendemain, sur les chevaux. — Bien. — De quatre nous avons fait huit ; ce sont les huit gâteaux empoisonnés, que nous avons faits avec les quatre pies. — Oui. — De huit il est mort seize ; ce sont les seize voleurs, empoisonnés et morts pour avoir mangé les gâteaux. — C’est vrai. — Et nous sommes encore venus quatre vous voir : en effet, nous avons acheté deux chevaux, avec l’argent des voleurs, lesquels chevaux et nous deux font encore quatre, comme quand nous sommes partis de Kerbrinic : n’est-ce pas clair ?

— Très clair, et pourtant, jamais la princesse ne devinera cela.

— Répétez-moi l’énigme, car il faut que vous l’appreniez, pour la proposer à la princesse.

— Oui, oui, je vais vous la répéter ; rien n’est plus facile : Quand nous sommes partis de la maison, nous étions quatre ; de quatre il est mort deux ; de deux il est mort trois...

— Mais non, ce n’est pas comme cela ; écoutez encore, et dites vite, comme ceci.

Et Petit-Jean récita une seconde fois l’énigme, très rapidement. Kerbrinic voulut faire comme lui, mais, il s’embrouilla encore. Tout le long de la