Page:Luzel - Légendes chrétiennes, volume 2, 1881.djvu/138

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service que nous t’avons rendu. Viens donc nous voir chez nous. Tu es près de mourir de froid là-dedans ; dans notre maison, tu ne manqueras pas de feu pour te réchauffer.

Robert s’était jeté à genoux, les mains jointes, et criait :

— Grâce ! grâce !...

Mais un des trois diables le saisit par les cheveux et, s’élevant en l’air avec lui, il le porta tout droit au feu de l’enfer !

Rien, mes enfants, n’est aussi grand que la grâce de Dieu, ni n’en approche même !


(Conté par Jean le Laouenan, Plouaret, décembre 1848.)


M. Reinhold Koehler, de Weimar, écrivait, en 1872, le commentaire suivant sur cette légende :

Comparez les contes réunis par moi dans l’Annuaire pour la littérature romane et anglaise, contes auxquels il faut ajouter Zingerlé, Contes d’enfants et du foyer, tome I, n° 13 ; tome II, pages 53 et 319 ; Schneller, Contes du Tyrol italien, n° 9 et 11 ; Sutermeister, Contes d’enfants et du foyer de la Suisse, 2e édition, augmentée, à Aarau, nos 43 et 47 ; Imbriani, la Novellaja milanese, n° 10 (la 2e partie de la fable seulement s’y réfère), publié dans la Revue : Il Propugnatore, vol. III, partie Ire, page 499 ; Francisco Maspons y Labros, Rondallayre, Barcelone, 1871, n° 15 ; Radloff, Spécimen de la littérature populaire des races turques de la Sibérie méridionale, tome III, page 343.

Plusieurs de ces contes commencent, comme le conte breton, par un pari. Dans le conte serbe, on parie qui vaut mieux de la justice ou de l’injustice ; dans le conte grec, si c’est le droit ou l’injustice qui gouverne ; dans le conte de Jean Pauli : Plaisan-