Page:Luzel - Légendes chrétiennes, volume 2, 1881.djvu/57

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maître, et de l’autre côté était l’image de Notre-Dame Marie ; il s’agenouilla devant la croix et se mit à pleurer.

— « Mère de compassion, dit-il, ô Vierge sainte, je vous prends pour mère, car vous êtes la mère des orphelins, je vous prends pour mère, car vous êtes la mère des orphelins ; si vous m’abandonnez, je ne sais plus où aller.

« Ô mon Sauveur miséricordieux, je suis chassé de la maison de mon père ; ayez pitié du pauvre orphelin que vous voyez à genoux, au pied de votre croix ; je vous prends pour père, père des orphelins, et si vous m’abandonnez, je ne sais où aller.

« Monseigneur saint Corentin, soyez mon guide ; j’ai mis en vous mon espoir, protégez-moi. Gardez mon corps, gardez mon âme ; je me mets sous votre conduite, à la grâce de Dieu. »

Ayant marché pendant une heure, il rencontra une maison, où il vit une femme qui pleurait, accablée de douleur. Le jeune gentilhomme eut pitié d’elle et, allant à elle, il essaya de la consoler.

— « Pourquoi pleurez-vous ainsi, ma pauvre femme ? lut demanda-t-il. Dites-moi le sujet de