Page:Luzel - Légendes chrétiennes, volume 2, 1881.djvu/65

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


et que je n’ai reçu de consolation de personne autre que mon divin Jésus.

— « Vous me promettez trop, répondit le vieillard ; je ne vous demande que la moitié de vos biens. Montez sur mon dos, et, avec le secours de Dieu, je vous déposerai, avant la nuit, en sûreté sur le rivage. »

Et, en peu de temps, il fut rendu auprès de ceux qu’il souhaitait de revoir depuis longtemps. Le vieillard lui fit alors ses adieux, en disant :

— « Adieu, je reviendrai un jour vous voir. »

Alors le gentilhomme rencontra deux pages. C’étaient deux anges, qui le conduisirent avec deux flambeaux tout droit à sa maison, parce qu’il en avait oublié le chemin.

Quand il fut arrivé près de sa maison, ses deux conducteurs disparurent, ce qui l’étonna. Il entra dans le manoir si ardemment désiré, impatient de revoir sa femme.

Avant son entrée, sa femme désolée se plaignait ainsi, dans sa douleur :

— « Où êtes-vous, en ce moment, ô mon fidèle époux ? Ne vous verrai-je pas une dernière fois avant de mourir ? »