Page:Mélesville, Beauvoir - Le chevalier de Saint-Georges, Comédie mêlée de chant, en trois actes, 1840.djvu/10

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Le Chevalier de Saint-Georges.

49 LE CHEVALIER DE JULIKN, inliinldé. Celui... aii’iiu’l... SAINT-G FORGES. A cinqoanlc pas... je suis sûr de mon coup !.. dioisissoz ! jLLTF.N , elTrayé et se boucliaut les yeux. Que je choisisse !.. SAINT-GEORGES. (V( .si { !•. ! avonuijio que je veux vous faire !.. ou pÎ !t ;i... non... vous n’avez p ;s d’enseigne ! (Lui Hicnoiit son bmiiiettle coton.) Ne bougez pas ! (Il i ;iiirc ’e 1 oinu. t en lair, l’ajuste, lire et le cloue sur l’er.bcigiic à lund noir.) Voilà ton enseigne ! TOUS LES CHASSEURS. Bravo ! admirable !.. JULIEN. Au vol !.. LE BARON, à part. Diable !., je ne choisirai pas le pistolet ! ymc p,.- pRESLE, paraissant à !a fenêtre de l’auberge. Quel bruit ! qu’y a-t-il donc ? (Apercevant Saint-Seorges. ) Ah ! c’est lui ! SAIM’-GEORGES, à part, la voyant. La voilà ! je savais bien que je la forcerais à se montj’or. (M""’ de Presle qui n’a été vue que de Saint-Georges, disparaît aussitôt.) JULIEN , stupéfait. J’en ai la sueur froide ! dieux ! si j’avais eu la tète près du bonnet ! SAINT-GEORGES. Kt malmenant, tu peuv écrire au-dessous : à l’aulicrgisic décoillé ou coiffé. . . Fancheite se chargera de l’inscription. TOUS , riant. Ah ! ah ! ah ! JULIEN , à part et furieux. Et je ne puis me venger ! (Une pause.) Je vais battre ma femme... ce sera toujours ça ! (La faisant renuer.) Rentrez donc, marne Julien... j’ai deux mots à vous dire : FANCUETTE , se sauvant. Ah ! oui... je sais bien ! cela va recommencer. JULIEN. Rentrez donc ! (Il la suit dans la maison.) LE RARON , à liart. Je prendrai encore quelques leçons de La .Boessière... il ne s’agit pas de se faire tuer ^ comme un sot. SAINT-GEORGES, se retournant vers le Baron. Quant à vous. Baron, vous vouliez médire ? LE BARON , embarrassé. Bien... rien, une misère... je ne suis pas pressé... c’était pour ce cheval... lord Dumblotton. .. parce que moi, d’ailleurs... si par hasard, vous vous en dégoûtiez... nous en ’-auscron- plus tard... (On entend les cors.) Voici la chasse qui se rapproche... et les chevaux de la Comlessc qui n’arrivent pas ! je cours m’inlor-Hii-, (Il sort par la droite.) SAINT-GEORCES, à ses amis. Quel amphigouii’. si c’est pour me conter ça qu’il a aiicndu une berne ! SAINT-GEORGES. l’RKVllER MQUEUR, criant au fond. Messieurs... ?^lessieurs !.. le cerf qui débouche sur la chaussée ! LA MORLIÈUE. Vile, les chevaux !.. TOUS. Aie : Le tambour iioiisappellc. (uncolonel D’tOTHroii.) ^ . , nous ,, Oui le cor . appelle. à son signal ! Courons Courez Quelle gloire nouvelle, Quel passe temps royalt Achevai 1 à clicxal ! (Ils norteiit en désordr’ : pa pai’la gauclie , au milieu du bruit de ; cors Il s'all'ail>lit peu à peu.) leeeeeeteeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee :» SCENE X. SAINT-GEORGES, puis M"* DE PRKSLE. SAINT-GEORGES, regardant la fenêtre. Allez... courez... moi, je me garderai bien de quitter la place ; car, si j’en crois mon pressentiment. .. (Voyant M"’ de Presle.) Je ne m’étais pas trompé... la voici. (Il remonte vers le fond.) M°" DE PRESLE , en amazone du temps, cl sortant de l’auberge. Une querelle... un accident, peut-être, (s’arrctanten le voyant.) Non... il est seul ! SAINT-Gi :ORGES, s’approchant. Mon Dieu, Madame, que je vous dois d’excuses !

je vous ai ellrayée, je le vois... 

M""" DE PRESLE , émue. Oui... je l’avoue. Monsieur, ce bruit soudain. .. ces cris. SAINT-GEORGES. Ce n’est rien... ujie arme que j’essayais ! si j’avais su... Je donnerais tout au monde pour vous faire oublier une pareille maladresse... et si vous daigniez accepter mes services. M"* DE PRESLE, le regardant. Monsieur... (A part.) Ah ! ce ne peut èlie lui... SAINT-GEORGES , à part. Comme elle me regarde !.. (Haut.) Vous alliez suivre la cUasse ?.. Voidcz-vous que j’appelle vos gens... M°" DE PRESLE , souriant. C’est inutile !., de deux cavaliers qui devaient m’accompagiier , je n’en vois plus un seul... SAINT-GKOI’.GKS , vivement. Je serais fier de les remplacer, parlez, disposez de moi. Madame... Sc reprenant avec respect. ) Ne craignez liea , je .siiisde la maison de son Altesse , Madaine... et ce titre st ;ul vous répond de mon respect... lors meiuc que voire vue ne le commanderait pas. M"* DE i’i ;i :sT,F. , à part. Jasqu’au son de fit< voix. (Haut.) Si je ne m’abuse, c’est au chevalier de Saint-Georges que j’ai l’honneur... SAINT-Gl^.ORGF.S. Oui, Madame... (En soiiri ;iiit.) Je suis assez reconnaissahle ]>(v.v qu’on ne s’y trompe pets !,, »Mi cachet to«ti»aviiculiei-.