Page:Mémoires de Louise Michel.djvu/103

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air de Malbrough
1er couplet.

Bonjour, mam’ Bonaparte…
Mironton, etc.
Comment nous portons-nous ?
Ma foi, monsieur l’cent-garde,
Mironton, etc.
Ça va pas mal, et vous ?

Dernier couplet.
Gueuses, Robert-Macaires,
Mironton, etc.
Vendus et tripoteurs,
Vous êtes les affaires,
Mironton, etc.
Loques des chiffonniers !


Combien de fois on devait croire le jour arrivé de les jeter aux chiffons, les loques de l’Empire, et toujours il durait ! Rien de solide comme les ruines, rien qui dure plus que les haillons.

Allant chez Julie, un jour de congé, je me croisai avec une multitude qui parcourait le boulevard ; je crus l’heure arrivée !

Mais c’était M. J. Miot qu’on emmenait en prison, Quelques-uns de ceux qui suivaient les masques du carnaval les avaient quittés pour voir emmener le vieux républicain par les valets de l’Empire ; cette foule joyeuse au jour de deuil