Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 15.djvu/141

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l’expliquer qu’en attribuant une influence tout aussi grande à l’état d’amollissement ou d’ameublissement des terres, aux dimensions absolues du massif et au mode dont il est appuyé ou contenu. Néanmoins cette considération, toute puissante quelle puisse paraître, ne saurait diminuer la surprise qu’on éprouve en voyant que les nouveaux résultats obtenus par la commission d’artillerie de Metz, concernant les profondeurs de pénétration des projectiles dans diverses natures de terres sont généralement surpassés, de plus de la moitié, par les résultats analogues et comparatifs des nombreuses expériences anciennes. Ce fait, qui tient peut-être à la présence d’une plus grande quantité de sable dans les terres végétales ou argileuses des nouvelles expériences, serait d’autant plus grave, s’il était admis dans sa généralité, qu’il conduirait à diminuer considérablement les épaisseurs de parapets aujourd’hui en usage dans la construction des places de guerre.


Conclusion.


L’étendue que vos commissaires ont donnée au présent rapport, le soin qu’ils ont mis à analyser les différentes parties du Mémoire de MM. Piobert et Morin, seront suffisamment justifiés, aux yeux de l’Académie, par le haut but d’utilité des expériences entreprises sous leur direction ; par la multiplicité, la diversité même des faits que ces expériences ont révélés ; enfin par l’intérêt involontaire et très-vif qui s’attache à des phénomènes de destruction si propres à démontrer la puissance de l’industrie humaine. On a vu que ces officiers ne se sont pas bornés, comme il n’arrive que trop souvent, à