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partie mathématique.

nature et la pression du milieu et par l’état de la superficie qui détermine la pénétrabilité. Mais il n’en est pas de même de la perméabilité intérieure. La facilité plus ou moins grande de conduire la chaleur et de la porter d’une molécule à une autre est une qualité propre, totalement indépendante de l’état de la superficie et des conditions extérieures. C’est cette qualité spécifique que l’auteur du mémoire s’est proposé d’observer. On peut facilement juger combien les recherches de ce genre intéressent la physique générale et les arts, et combien il serait utile de connaître avec quelle facilité la chaleur se propage dans les diverses substances.

Ces recherches tendent à perfectionner des arts très-importans, et tous les usages économiques qui exigent l’emploi et la distribution du feu. La faculté conductrice dont il s’agit est une qualité du même ordre que la capacité de la chaleur, et l’on a les mêmes motifs de mesurer avec précision l’une et l’autre propriété.

Nous ne rappellerons point les recherches analytiques qui servent de fondement à la mesure des conductibilités ; elles ont fait connaître divers moyens de déterminer le coefficient relatif à cette propriété. On en avait fait une première application à la matière du fer forgé, et l’on ne connaissait jusqu’ici la mesure de la conductibilité que pour cette seule substance.

Le travail de M. Despretz comprend plusieurs matières différentes, et l’on doit désirer qu’un grand nombre de corps soient soumis par la suite à des observations semblables, afin de composer une table des perméabilités, analogue à celle des capacités spécifiques et des pesanteurs.

Franklin et Ingenhousz ont tenté les premiers de comparer différens corps entre eux sous ce point de vue. Une théorie exacte, telle que nous la possédons aujourd’hui, pourrait