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partie physique.

vations intéressantes en mettant en contact de l’hydrogène percarboné avec les chlorures de soufre et d’iode.

Le chlorure d’iode ainsi traité lui a donné un liquide incolore, d’odeur et de saveur agréables, qui se congèle à zéro du thermomètre en lames cristallines ; et lorsque la quantité du gaz percarboné a augmenté, il s’est formé un solide blanc et cristallin.

Le chlorure de soufre ne donne, avec le gaz en question, qu’une seule substance visqueuse, plus fixe que l’eau, difficilement combustible, et d’une odeur désagréable.

Ces observations mettent sur la voie de recherches ultérieures qui compléteront sans doute l’histoire de toutes ces transformations.


Depuis, les travaux de Crawfurd et de Lavoisier, les physiologistes ont fait revivre les opinions avancées dès le xviie siècle par Mayow et par Willis et ont attribué généralement la chaleur animale à la fixation de l’oxigène absorbé pendant la respiration, ou, en d’autres termes à l’espèce de combustion qui a lieu dans cet acte. En effet, dans les belles expériences de Lavoisier et de M. de Laplace, le charbon faisait fondre, en se brûlant, plus de quatre-vingt-seize fois son poids de glace ; et la liquéfaction de même genre que produisait un animal à sang chaud, répondait à la quantité d’acide carbonique que sa respiration produisait, ou plutôt à celle de l’oxigène que sa respiration combinait avec le carbone de son sang, sauf un léger excédant que les auteurs attribuaient à la combustion d’une partie de son hydrogène.

Cependant ces expériences avaient cette cause d’incertitude, qu’on avait mesuré l’effet calorifique sur un animal, et l’absorption de l’oxigène sur un autre ; tandis que depuis l’on s’est assuré que l’état des animaux, le plus ou moins de pureté