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partie physique.

Il a observé encore qu’il y avait toujours exhalation d’azote, et si forte, que dans les herbivores le volume de l’air expiré surpassait celui de l’air inspiré, malgré la diminution de volume du gaz acide carbonique.

Enfin il a trouvé que la portion de chaleur correspondante à celle de l’acide produit ne fait guère que moitié de la chaleur totale donnée par l’animal dans les carnassiers, et va à peine aux trois quarts dans les herbivores ; que si l’on prend pour base la quantité d’oxigène absorbé, au lieu de la quantité d’acide carbonique produit, supposant qu’une partie de cet oxigène a été employée à former de l’eau, on trouve une différence en plus, mais qui n’équivaut jamais, à un cinquième près, à la chaleur produite par l’animal.

En supposant exactes les évaluations de MM. Lavoisier et de Laplace sur la chaleur donnée par le carbone et l’hydrogène, il ne reste, pour apprécier parfaitement les résultats de M. Dulong, qu’à s’assurer que la combustion de ces substances, lorsqu’elles font partie de certains composés, donne la même chaleur que lorsqu’on les brûle séparément et isolées ; mais l’incertitude qui pourrait subsister à cet égard n’irait pas jusqu’à la proportion que nous venons d’énoncer, et il n’est guère douteux qu’il n’y ait à chercher encore une autre cause que la fixation de l’oxigène pour expliquer la totalité de la chaleur animale.


MINÉRALOGIE ET GÉOLOGIE.


L’Académie a eu le malheur de perdre l’un de ses plus illustres membres, M. Haüy, au moment où il était occupé de publier une nouvelle édition de son célèbre ouvrage sur les minéraux : mais le public n’en sera pas privé ; tout le manuscrit était préparé, et l’impression s’achève sous les yeux de M. Delafosse, l’un des élèves les plus distingués de