Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/103

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Mémoire

avec environ la cinquième partie de leur volume d’eau.

Cet examen fait, on déluta l’appareil et on trouva dans la cornue 625 grammes d’un liquide jaunâtre semblable à celui que nous avons examiné précédemment ; et dans chacun des cinq flacons une couche d’un liquide jaunâtre, qui étoit plus épaisse dans le premier que dans le second, et ainsi de suite, et qui dans tous surnageoit l’eau salée. On sépara ces couches de l’eau avec un entonnoir : leur poids étoit de 225 grammes. Le liquide dont ils étoient formés avoit une odeur si forte d’éther qu’ils en étoient incommodes ; à peine en avoit-on respiré qu’on étoit pour ainsi dire étourdi, et qu’on éprouvoit une grande pesanteur de tête ; il étoit extrêmement volatil et même beaucoup plus que le meilleur éther sulfurique : aussi ne mouilloit-il qu’un instant les corps qu’il touchoit, et refroidissoit-il fortement les organes sur lesquels on l’appliquoit ; il entroit même en ébullition quand on le versoit sur une partie quelconque du corps ; souvent aussi en tenant ouvert entre les mains le flacon de grosses bulles ; c’est encore ce que produisoient tous les corps que l’on jettoit dans le flacon, même le sable : d’une