Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/105

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
90
Mémoire

Quoique l’emploi de la chaux soit un moyen très-simple pour désacidifier l’éther nitrique, il exige encore quelques précautions pour être pratiqué : il ne faut verser la chaux dans l’éther que lorsque le flacon qui le contient, est depuis quelque tems dans la glace ; sans cela on en perdroit beaucoup ; de plus, il faut que la chaux soit bien réduite en poudre et assez abondante. Tout cela étant fait et le flacon bien bouché, on l’agite de tems en tems, et de tems en tems aussi au bout d’une heure de contact, on débouche le flacon, mais en le tenant toujours dans la glace ; on prend une goutte d’éther et on voit en l’appliquant sur un papier de tournesol, s’il est encore acide : lorsqu’il ne l’est plus, on le décante et on le conserve dans des flacons dont les bouchons sont bien assujettis.

L’éther ainsi préparé jouit de toutes les propriétés que nous lui avons reconnues précédemment, excepté qu’il n’est point acide ; et de plus, il présente encore celles qui suivent. Aussitôt qu’on le met en contact avec quelques gouttes d’acide nitreux ou d’acide acétique, il les absorbe et forme en tout un corps semblable à ce qu’il est avant son traitement par la chaux ; et si dans cet état on le met sur du mercure en contact avec quelques parties