Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/246

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
231
des sulfates par la chaleur.

rique qui reste combiné avec les oxides. À une température très-élevée et supérieure à celle qui seroit nécessaire pour décomposer les sulfates, tous les sulfures ne donnent que de l’acide sulfureux. Une fois qu’il s’est formé du sulfate, il peut être décomposé ou par une action plus énergique du calorique, ou mieux encore par celles des parties du sulfure qui n’ont encore éprouvé aucun changement. Enfin quand d’autres portions ont perdu leur soufre et se sont oxidées, elles peuvent enlever du soufre à celles qui le conservent encore, et le changer en acide sulfureux.

Il est aussi très-facile de se rendre raison de ce qui se passe dans le grillage des phosphures métalliques, en faisant attention à la nature des produits qu’on peut obtenir. En chauffant ensemble, dans une cornue de verre, de l’étain et du phosphore, on obtient un phosphure qui, quand il est porté à une température un plus élevée, se fond en laissant dégager du phosphore qui vient brûler à sa surface, mais en en retenant une grande quantité. Ce dernier phosphure grillé à une température rouge, laisse dégager de tems en tems des jets de lumière : le métal s’oxide et le phosphore se change en acide phosphorique