Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/350

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
335
de la chair.

S’il est permis de tirer quelque induction d’essais aussi incomplets que les précédens, il paroît :

1°. Que la gélatine que l’on peut obtenir d’une substance animale n’y est pas toute formée, mais que lorsque cette substance a été épuisée par l’action de l’eau, il peut s’en former de nouveau par l’action de l’air dont l’oxigène se combine avec le carbone, pendant qu’une portion de substance auparavant solide devient gélatineuse, comme une partie végétale solide devient soluble par l’action de l’air.

Il faut cependant remarquer que la propriété de précipiter avec le tannin appartient à des substances qui ont d’ailleurs des propriétés très-différentes : j’ai éprouvé que la décoction du fromage de Gruyère formoit un précipité abondant avec le tannin.

2°. Que l’azote entre dans la composition du gaz putride en formant sans doute avec l’hydrogène une combinaison d’un équilibre moins stable que l’ammoniaque, ou peut-être en prenant un intermédiaire ; mais lorsque sa proportion est diminuée à un certain point, il est plus fortement retenu par la substance, il cesse de produire du gaz putride. Cette substance, que l’odeur putride caractérise, paroît être plutôt