Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/367

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Mémoire

été abandonnée à elle-même pendant huit jours, à une température de 14 à 25° thermomètre centigr. ; au bout d’une heure, il n’y avoit point d’acide développé ; au bout de deux heures, il y en avoit des traces ; au bout d’un jour, on appercevoit un petit dépôt de muriate de potasse au fond de la liqueur ; ce dépôt s’est accru de jour en jour, en sorte qu’au bout des huit jours, il étoit assez considérable ; néanmoins au bout de ce tems, la dissolution contenoit tant de potasse qu’elle brûloit la langue, et tant d’éther qu’il suffisoit d’y verser de l’eau pourqu’il s’en dégageât sous la forme de grosses et nombreuses bulles.

IIIe. Expérience.

J’ai mis tout près de deux litres de gaz éthéré en contact avec 60 grammes d’ammoniaque liquide et concentrée ; d’abord il y a eu une légère dilatation ; au bout d’une heure, il n’y avoit pas sensiblement d’acide muriatique développé ; au bout d’un jour, l’acide muriatique étoit très-sensible au nitrate d’argent ; au bout de quatre jours qu’a duré l’expérience, il y a eu une très-légère absorption ; la liqueur saturée par l’acide nitrique a précipité de suite