Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/68

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sur la bile.

ches, d’analyser la bile de quelques poissons et de quelques reptiles ; mais jusqu’à présent je n’ai point encore pu terminer cette partie de mon travail. Je sais seulement que la bile de raie et celle de saumon, sont d’un blanc-jaunâtre ; qu’elles donnent, par l’évaporation, une matière très-sucrée et légèrement âcre, et qu’elles ne paroissent point contenir de résine ; que celle de carpe et d’anguille est très-verte, très-amère, non ou peu albumineuse, et qu’on peut en retirer de la soude, de la résine et une matière sucrée et âcre, semblable à celle qui forme la bile de raie et de saumon. Cette matière âcre et sucrée est-elle véritablement du picromel ? c’est très-probable, et c’est ce que j’examinerai dans un autre Mémoire, où je présenterai de nouvelles analyses de bile, et particulièrement de biles de poissons et de reptiles.

Après avoir ainsi étudié la bile de quelques animaux appartenant à la classe des poissons, des oiseaux et des quadrupèdes, je me suis proposé d’étudier celle de l’homme. Déja plusieurs observations ne me permettoient guères de douter qu’elle n’en différoit sous beaucoup de rapports : et en effet, je me convainquis bientôt qu’elle jouissoit de propriétés physiques