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de l’arragonite.

pour 100. Mais il ne dirigea pas son attention, sur la nature de l’acide. Tel étoit donc l’état des recherches des chimistes sur cette matière, et il étoit évident, d’après leur accord, qu’il falloit mettre beaucoup de soins pour espérer de découvrir les légères différences qui auroient pu leur échapper.

Cependant en examinant la question dans toute sa rigueur, on pourroit dire peut-être que ces recherches toutes parfaites qu’elles sont en elles-mêmes, ne sont encore ni aussi directes dans leur marche, ni aussi positivement certaines dans leurs conséquences que l’on pourroit l’exiger. En effet, les chimistes ont cherché à prouver qu’il n’y a dans l’arragonite aucune substance actuellement connue, si ce n’est la chaux ; mais il ne s’ensuit pas pour cela qu’elle ne contienne point quelque autre substance nouvelle. La nature et les proportions du gaz acide n’ont peut-être pas été non plus suffisamment examinées ; enfin, on a montré qu’en soumettant l’arragonite et le spath aux mêmes épreuves chimiques les plus variées, ils en sortent toujours de la même manière en faisant des pertes égales, en laissant les mêmes résidus ; mais cela ne prouve point qu’en les soumettant à quelque autre épreuve, ils ne présenteroient