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DANS l'iNDE du SUD 255

gation d'agents français. L'imputation ne me paraît pas téméraire. La politique de Napoléon traquait l'Angleterre aussi bien en Occident qu'en Inde. Si l'Empereur aA^ait renoncé, mo- mentanément, à ses plans de 1798, après le mauvais succès de ses stipendiés ou alliés, Tippou-Saïb, le Nizam d'Hyderabad, le Scin- diali de Gwalior, le Holkar d'Indore, il nour- rissait toujours des plans d'invasion dans l'Inde du Nord, par le pays Afglian et la Perse. Il lui convenait en tous cas de créer, d'entre- tenir l'agitation sur les points les plus opposés de l'Inde britannique.

Le tumulte de Vellore se rattache sans doute à celte trame d'intrigues beaucoup plus qu'à un plan d'insurrection nationale. De tous temps, l'Inde s'est composée d'éléments trop disparates pour qu'une action générale y soit possible. Le morcellement de l'Italie, jusqu'à l'époque moderne, peut passer pour de la cohé- sion au prix de cette poussière de peuples groupés sous la formule géographique qui porte le nom d'Inde. On a cherché, vers le mi- lieu du dernier siècle, à rattacher la fameuse révolte dite (c des Cipayes )) à un dessein lon- guement mûri par un prince musulman qui

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