Page:Malato - Philosophie de l'Anarchie, Stock, 1897.djvu/108

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se condamner à l’isolement, à vivre en paria pour ne pas apporter sa part de travail à la société, est fort exagérée. D’ailleurs, ce qui est possible à un individu isolé ne l’est pas dans les associations où existent le contrôle et l’esprit d’émulation.

En résumé, autonomie de l’homme au sein de son groupe, autonomie des groupes au sein de la commune [1] cité ou village — autonomie des communes se fédérant par régions selon les nécessités de la production et de la consommation ; union des peuples qui, rapprochés d’abord par affinités naturelles, arriveront progressivement à se fondre dans l’unique patrie humaine : voilà l’idéal social des anarchistes.

  1. Il s’agit non de la commune politique, écrasée par l’État ou gouvernée despotiquement par un conseil municipal. La commune communiste, dont nous parlons, est l’ensemble des groupements existant sur une certaine portion de territoire : ce sera un organisme social intermédiaire entre le groupe et la fédération régionale.