Page:Mallarmé - Œuvres complètes, 1951.djvu/1297

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


La déesse assyrienne qui présente une analogie véritable avec une dccssc grecque, c’est Isthar, avec Aphrodite. Les Grecs en parlent sous le nom d’Astarté. On sera probablement étonné d’apprendre que c’est, d’un autre côté, l’Astaroth de la Bible. 11 est facile de retrouver également dans le conte mythique de Perséphone (et dans celui d’Osiris en Egypte), l’idée qui préside à l’histoire de Tam-muz, connu encore sous le nom d’Adonis, le Seigneur : les femmes portaient le deuil de sa mort en automne. Noter enfin Xisuthro, un juste, qui échappa, dans une arche, à un grand déluge inondant toute la Babylonie. Oannès, le dieu-poisson de Babylone, comme émergeant journellement de la mer et possédant une sagesse mystérieuse, est, manifestement, le même personnage que le Protée grec.