Page:Marais - Nicole, courtisane.djvu/72

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précieuses bagatelles de la porte sont les plus agréables instants de l’aventure, — telle cette introduction charmante qui précède parfois la plus plate des valses-bostons. Je vais attendre que les doigts de Léon Brochard se crispent à ma taille, que sa bouche cherche à forcer mes lèvres closes… avant d’opposer une résistance énergique.

Ses bras nerveux s’abattent sur moi avec une fougue inattendue, son visage se penche… Pan, pan ! On frappe.

Nous nous écartons vivement : le valet de chambre glabre et pincé se glisse dans le salon, à pas feutrés, et prévient, la voix sourde, comme à l’église : « C’est ce monsieur qu’attendait monsieur… »

— Qui ça ? questionne Léon d’un ton bourru…

Le larbin me jette un coup d’œil inquiet, répond encore plus bas :

— Monsieur Pichet… au sujet de l’affaire…

— Bien, bien ! interrompt Brochard, en ayant l’air de penser que c’est très mal, au contraire.

Il ordonne :

— Dites à Pichet que je ne peux pas le rece-