Page:Marguerite de Navarre - L’Heptaméron, éd. Lincy & Montaiglon, tome II.djvu/382

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Si suis-je de ceste opinion, dist Oisille, qu'il n'y a nul parfaict plaisir, si la conscience n'est en repos. - Comment? dist Simontault: l'Italien veult maintenir que tant plus le peché est grand, de tant plus il est plaisant. - Vrayement, celluy qui a inventé ce propos, dist Oisille, est luy-mesmes vray diable; parquoy laissons-le là, et sçachons à qui Saffredent donnera sa voix. - A qui? dist-il. Il n'y a plus que Parlamente à tenir son ranc, mais, quant il y en auroit ung cent d'autres, je luy donnerays tousjours ma voix d'estre celle de qui nous debvons aprendre. - Or, puisque je suys pour mectre fin à la Journée, dist Parlamente, et que je vous promeiz hier de vous dire l'occasion pourquoy le pere de Rolandine feit faire le chasteau où il la tint si longtemps prisonniere, je la vois doncques racompter."


Quarantiesme nouvelle