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histoire des églises et chapelles de lyon

Le minable et glorieux cortège se mit en marche, le 5 mai 1844, cette fois plus nombreux et c’était encore Marie-la-brûlée, triomphalement portée qui l’ouvrait. « Je suis la première pierre du Calvaire, murmura-t-elle dans un élan indicible ». L’hospice était si bien placé sous le regard de Marie. Il fut bientôt visité et secouru au temporel et au spirituel par de bons voisins : les pères Jésuites, les professeurs de l’institution des Minimes, les pères Maristes de la montée Saint-Barthélémy. Mais l’admirable auxiliaire entre tous, avait nom l’abbé Mante, chanoine honoraire et chapelain de la Primatiale. Vingt années durant, il gravit la sainte montagne, deux fois la semaine, pour s’enfermer au Calvaire et y boire à ce divin calice de la croix, penché, ravi, de longues heures, sur les plaies, les ulcères, les fétidités révélatrices de la nature humaine expiante. Quand il mourut, pauvre comme le dernier des pauvres auxquels il avait donné tout son bien, les incurables érigèrent de leurs deniers acquis en menus travaux une croix sur sa tombe.

Que dire de plus et de mieux ? Il n’est pas un Lyonnais qui ignore le palais des souffrances de la rue du Juge-de-Paix, où s’est transporté définitivement ce Calvaire. Chaque jour des dames s’arrachent à la délicatesse de la vie et pansent des plaies horribles. Les ressources viennent des annuités des associés et c’en est l’élément le moins aléatoire, du produit d’une loterie et des dons imprévus. Le rêve de Mme Garnier, morte le 28 décembre 1853, est atteint, sinon outrepassé. L’œuvre des veuves associées du Calvaire montre que les femmes du monde, même sans rien briser de son commerce, peuvent, au milieu de son égoïsme et de ses plaisirs, se complaire dans une sublime abnégation, dont, au demeurant, tout le bénéfice est pour lui.


BIBLIOGRAPHIE DU CHAPITRE III

BERNARDINES

Cérémonial des religieuses de la congrégation de Saint-Bernard, ordre de Cisteaux. Lyon, chez Pierre Mvgvet, en rue Tupin, M.DC.XLVIII, avec permission & approbation, in-8, 19-71-14 p.-1 f.-40-147 p.-4 f., 1 grav.

Covstvmiers et directoires des religievses de la congrégation sainct Bernard, ordre de Cisteaux. Lyon, chez la veuve Mvgvet et Pierre Mvgvet son fils, M.DC.XLVIII, auec approbation & permission, in-8, 2 parties, 4 f,-128 p., 82 p.-3 f.-8 p.

F.-Z. Collombet, Les Colinettes, dans Revue du Lyonnais, 1845, 1re série, XXI, 363.

CARMÉLITES

F.-Z. Collombet, Les Carmélites, dans Revue du Lyonnais, 1844, 1resérie, XX, 210.

Documents pour servir à l’Histoire du couvent des Carmélites de Notre-Dame de la Compassion de Lyon, par J.-J. Guisard, Lyon, Pitrat, 1887, in-8, xlvi-316 p., grav.

CLARISSES

Jacq. Fodéré, Narration historique et topographique des couvents de l’ordre de Saint-François et des monastères de Sainte-Claire, érigés dans la province de Bourgogne. Lyon, 1619, in-4, 12 f.-1017 p.

Notice sur la vie de la révérende mère abbesse Marie de Saint-Paul du Saint-Sacrement, supérieure du monastère de Sainte-Claire à Lyon. Lyon, imp. veuve Rougier et fils, 1871, in-12, 24 p.

Les Pauvres-Dames de l’ordre de Sainte-Claire ou les Clarisses dans la cité lyonnaise (1269-1501 et 1598-1898). Lyon, imp. Paquet, 1898, in-8, xx-252p., grav.

Recueil de documents pour servir à l’histoire des Pauvres-Dames de l’ordre de Sainte-Claire ou les Clarisses dans la cité lyonnaise. Lyon, imp. M. Paquet, 1899, in-8, 8 f.-322 p.-1 f., grav.

Steyert, Les religieuses de Sainte-Claire à Lyon. Lyon, 1900, in-8.

CHAZEAUX

Recueil des règles et usages qu’on observe dans l’abbaye