Page:Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome I.djvu/171

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charlottes

Barmondière prêta une maison quelle possédait à Fourvière. La nouvelle Providence n’y fit pas long séjour ; ses clients se multipliant, elle loua, pour trois ans, le couvent abandonné des Carmes déchaussés, à la fin de novembre 1809 ; enfin des difficultés s’étant mises à la traverse, elle regagna, le 16 décembre 1811, la rue Sala. Le 9 juin 1812, le cardinal Fesch visita celles qu’il nommait justement de vertueuses maîtresses de l’enfance digne de pitié, et leur promit l’habit religieux, mais les événements politiques empêchèrent la réalisation de cette promesse.

Intérieur de la chapelle des Trinitaires.

En 1814, la duchesse d’Angoulême, la duchesse d’Orléans, princesse royale de Naples, a douairière d’Orléans, sa belle-mère et la fille de celle-ci Mlle Adélaïde, sœur du futur Louis-Philippe, avec plusieurs dames de la plus haute qualité, s’unirent de plein cœur sur le registre des bienfaiteurs, et en 1817 des lettres patentes apportèrent l’autorisation royale. À partir de cette époque, les circonstances se rangèrent au mieux : les postulantes, d’âge déjà mûr, prirent l’habit de Trinitaires. le 29 février 1816, et choisirent pour supérieure Claudine Mathieu, en religion sœur Sainte-Thérèse. Dès lors l’œuvre recouvra son élan : la duchesse d’Angoulême ne laissa pas de lui garder aide, protection et même faveurs de plus d’une sorte. Mme Gaillard, née Baboin de La Barollière, digne continuatrice et imitatrice de Mme Bruyzet de Sainte-Marie, contribua pour la plus large part à la construction de la chapelle ; elle eut pour héritière en l’héritage des pauvres, la fille de Mme Bruyzet de Sainte-Marie elle-même. Mme de Nolhac, qui mourut le 28 janvier 1869 et à laquelle succéda Mme Auguste Gaillard d’Oullins, décédée le 14 avril 1877.

En 1852, les religieuses se réunirent à la communauté des Trinitaires de Valence, et ainsi on vit dans la maison, au blanc costume des anciennes religieuses Trinitaires d’avant la Révolution, succéder le costume noir des Trinitaires actuelles. L’habit a changé, l’esprit reste le même.