Page:Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome I.djvu/172

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histoire des églises et chapelles de lyon

La chapelle fut construite vers 1834 et bénie, ainsi que la cloche, le 17 juillet 1856. Ses dimensions sont bien proportionnées, elle mesure 30 mètres de long sur 8 mètres 60 de large. Elle est dédiée à l’Immaculée Conception.

Mme Gaillard, née Baboin de La Barollière, restauratrice de la maison des Trinitaires.

La chapelle des Trinitaires est de modeste apparence. Par une singularité, la façade s’ouvre non au bas, mais par côté de la chapelle. Elle est de style roman, à une seule nef, assez éclairée. L’autel est de marbre sans sculpture. À la naissance de la nef, se trouvent deux petits autels, dédiés à la sainte Vierge et à saint Joseph. Dans le chœur on voit trois tableaux : un Christ en croix de bonne apparence, un Sacré-Cœur et un saint Jean l’évangéliste, ce dernier, œuvre de madame Payre, artiste lyonnaise. Au fond de la chapelle s’élève une vaste tribune, ornée d’une fresque qui représente la sainte Vierge revêtue du costume des Trinitaires, avec la croix bleue et rouge sur la poitrine ; elle apparaît aux deux fondateurs de l’ordre : saint Jean de Matha et saint Félix de Valois. Au second plan, un vaisseau va partir pour racheter les chrétiens prisonniers des Sarrasins.

Au milieu de la chapelle, se trouve le tombeau de la restauratrice temporelle et celui d’une des dernières supérieures. La dalle funéraire porte l’inscription que voici : « Ici reposent, unies dans la vie, réunies dans la mort, Sophie-Adèle-Antoinette Baboin de La Barollière, veuve de Claude-Joseph-Sébastien Gaillard, fondatrice de cette maison, 22 juillet 1792-18 octobre 1861 ; mère Séraphia Hugon, supérieure de cette maison, 10 avril 1828-17 mars 1900. »


VISITATION

Le premier monastère de la Visitation Sainte-Marie de Lyon, second de l’ordre, fut fondé par décision de saint François de Sales, à la requête de monseigneur Denis Simon de Marquemont, archevêque de Lyon. Il n’y avait encore à cette époque dans notre ville que trois maisons religieuses de femmes. Jeanne de Chantal y arriva le 1er février 1615,