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histoire des églises et chapelles de lyon

tion, la Vierge Marie, Ressource des infirmes, Consolatrice des affligés. Secours des chrétiens, la Sainte-Famille, le Rosaire, enfin le couronnement de la mère de Dieu.

Près de l’autel Saint-Joseph : saint Joseph portant l’Enfant Jésus, sainte Anne, la Sainte Famille au désert, saint Pothin devant ses juges, la mort de saint Joseph.

Chapelle Saint-Just : scène de la vie du saint, martyre des frères Machabées, jugement de saint Alexandre, Jésus donnant les clefs à saint Pierre, les disciples d’Emmaüs, le Sacré-Cœur et la bienheureuse Marguerite-Marie Alacoque, le martyre de sainte Blandine.

Contre le pilastre de droite, statue de sainte Philomène, contre celui de gauche, saint Antoine de Padoue. La chaire est de marbre rouge et jaune, sans caractère. Dans la chapelle de la sainte Vierge, pierre tombale de l’avocat Joseph Berthois ; dans la chapelle Saint-Just, autre pierre sépulcrale gothique, en partie illisible ayant couvert la dépouille de Jean Masson, sacristain du lieu, mort le 12 janvier 1465.

La sacristie possède quatre bons tableaux ; 1° Jésus chassant les vendeurs du temple, copie réduite de l’original du musée de Lyon ou de celui du Louvre ; 2° la Résurrection de Lazare, copie réduite de l’original de Jouvenet, du musée de Lille ou de celui du Louvre ; 3° grand paysage de l’école de Poussin, sur lequel on a peint après coup la Fuite en Égypte ; 4° Jésus bénissant les enfants, toile plutôt médiocre.

Dans la chapelle Saint-Just, près du pilastre de gauche, intéressante inscription dont voici le texte :

« L’abbé Lacroix de Laval, obéancier de Saint-Just, a fondé à perpétuité deux messes, l’une qui sera chantée le 17 janvier, et l’autre, messe basse, se dira le 26 janvier. Pour l’acquittement de cette fondation, il crée une rente de 70 francs le 10 septembre 1824. »

Sous le premier vitrail de la nef gauche, autre inscription par laquelle on apprend que Jean-Pierre Garcin, décédé à l’âge de 92 ans, fabricien de la paroisse Saint-Just, de 1803 à 1867. a fondé à perpétuité deux messes : l’une pour le repos de l’âme de Marie Pupier son épouse, décédée le 13 octobre 1847, l’autre pour le salut de son âme.

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GRAND SÉMINAIRE

Après une location de sept ans à l’hôtel Gondy, montée Saint-Barthélémy, le séminaire Saint-Irénée se transporta, sur la rive droite du Rhône, à l’angle de la Croix-Pâquet et de la côte Saint-Sébastien, le long du chemin conduisant du Griffon à la recluserie de