Page:Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome I.djvu/207

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le grand séminaire

Saint-Clair. L’immeuble fut acheté des héritiers de Guillaume Deschamps, par adjudication du 22 juin 1670, au prix de 45.500 livres. Maîtres et étudiants s’y trouvaient installés déjà depuis douze ou treize mois. L’établissement de cette institution, dont les avantages et la nécessité n’échappaient à personne, fut cependant long et laborieux, entravé par des difficultés dont on n’a pas encore pénétré la nature. M. d’Hurtevent, disciple cher à M. Olier, le fondateur de la Compagnie de Saint-Sulpice, y consacra tout ce que le zèle a de patience, la sainteté d’abnégation, l’éloquence de poids : il y mourut à la peine. Grâce à une somme importante, envoyée par M. de Bretonvilliers, supérieur général de Salnt-Sulpice, et à une contribution à peu près égale de l’archevêque, Mgr de Neuville de Villeroy, on put entreprendre les bâtiments el en accommoder de suite une partie considérable ; le surplus fut i-epris en 1708, sous M. Rigoley, et, en 1741, sous M. de Vaugimois, supérieurs.

Plan du Séminaire de la Croix-Paquet.

La Croix-Paquet. — 2. Terrasse extérieure. — 3. Entrée. — 4. Galerie couverte. — 5. Chapelle. — 6. Pas-perdus. — 7. Cimetière. — 8. Marronniers. — 9. Cuisine. — 10. Salle et escalier. — 11. Salle d’oraison. — 12. Salle et escalier. — 13. Réfectoire. — 11. Lavoir et escalier. — 12. Partie réservée à l’archevêque. — 16. Allée supérieure. — 17. Terrasse intérieure. — 18. Grande salle avec vestibule. — 19. Escalier. — 20. Allée intérieure.
Les nos 9, 12, 13, 11, 18, construits par le supérieur Maillard 1678-1682 ; 17 et 19 en 1683 ; n° 15, sous M. Rigoley 1708-1709 ; nos 2, 3, sous M. de Vaugimois 1726-1727 ; nos 10, 11 sous le même 1710-1741.

Mais la chapelle demeura le bâtiment qu’on avait, — faute de mieux évidemment et avec plus ou moins de commodité, — adapté à cet usage sacré. Ce provisoire dura à peu près tel quel jusqu’en 1859 ; c’était une ancienne fonderie de canons, occupée par un sieur Emery qui mit quelque résistance à déloger. On y entra au printemps de 1672 et une des premières cérémonies, qui s’y accomplit, fut d’y déposer les restes vénérés de M. d’Hurtevent, pieusement endormi dans le Seigneur, le 30 décembre 1671.

La description du lieu manquerait d’intérêt. Nous savons que les dépenses d’appropriation montèrent à 4.972 livres. Il présentait la forme d’un rectangle allongé, avec un fond