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histoire des églises et chapelles de lyon

lyonnais, M. Blain ; il y a peint notamment les blasons du cardinal de Gondi, des Villars, de l’évêque Particelli et enfin du cardinal Girard. Huit vitraux déversent sur le chœur une lumière abondante, ils sont l’œuvre de notre collaborateur M. L. Bégule, et représentent des anges, sauf une verrière dans laquelle on voit saint Sacerdos, évêque de Lyon, offrant à Notre-Seigneur l’église Saint-Paul.

Derrière l’autel s’ouvre une ample abside, décorée de superbes fresques par M. P. Borel. Dès l’entrée, il a peint les blasons de Léon XIII, de Robertet, évêque de Damas et suffragant de Lyon, de la province de Forez, du chapitre de Saint-Paul, de Pierre d’Albon, archevêque de Lyon, enfin du cardinal Coullié ; à la voûte les armes de Gerson et celles de la ville de Lyon. Trois immenses fresques décorent les parois de l’abside, elles font le plus grand honneur à l’éminent artiste dont elles sont l’œuvre ; elles rappellent la vie de saint Paul en trois scènes : sa conversion, sa prédication, son martyre. Entre chaque tableau on a représenté les saintes Thècle et Lydie, filles spirituelles du grand apôtre.

Tympan du portail latéral (Saint-Paul).

Dans l’église s’ouvraient autrefois dix-neuf chapelles ; présentement on n’en compte plus que seize, dont trois ne servent plus au culte. Nous allons les parcourir rapidement. Tout auprès de l’abside, du côté de l’épître, se trouve la chapelle de la Sainte-Vierge, jadis dédiée à la Conception de Notre-Dame et des Sept Dons du Saint-Esprit, fondée par le prêtre Aymon. L’autel, de marbre blanc, est surmonté d’une statue de la Vierge, en bois, peinte couleur plâtre, œuvre remarquable du xviiie siècle. À la voûte on a peint les symboles des litanies de Lorette, tandis qu’un vitrail de l’Assomption, œuvre de M. Bégule, éclaire la chapelle. Devant l’autel se trouvent deux pierres tumulaires, celle de Jérôme Lantillon, conseiller du roi, et celle de Jacques Thiault, conseiller extraordinaire du roi.

La chapelle Saint-Louis de Gonzague, dite autrefois de Saint-Jean l’Évangéliste, suit immédiatement dans le transept. Fondée par la famille de Bellièvre, elle passa plus tard à celle de Pontsainpierre. Derrière l’autel, on voit encore la pierre tombale de cette dernière famille avec son inscription. L’autel, de marbre blanc, porte les lettres S.A. entrelacées, il est surmonté de la statue du saint et éclairé par un vitrail représentant saint Épipode. Dans le fond du transept se trouvait la chapelle de la Trinité où l’on enterrait les chanoines de la collégiale. Aujourd’hui elle a été transformée en remise. Elle communique avec la chapelle Sainte-Marguerite.

Celle-ci faisait partie du cloître et non de l’église proprement dite. Fondée par « Jean de Pressie ou de Precieu, décédé le 23 juillet 1415, elle fut dévastée par les protestants et reconstruite par Benoît Buatier, chamarier de Saint-Paul, vicaire général de Lyon, dont l’inscription funéraire est gravée sur une pierre engagée dans le mur ». En voici la traduction : « Au repos éternel de Benoît Buatier qui exerça saintement l’administration de cette église et la juridiction des causes spirituelles dans l’Église de Lyon pendant quarante ans et répondant aux désirs de tous, restaura cet édifice détruit par le malheur des